Cop 15 à Abidjan : Alassane Ouattara sollicite l’implication du secteur privé face à ‘‘l’urgence climatique’’

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La Côte d’Ivoire accueille depuis ce lundi 09 mai, les travaux de la Conférence des partis (Cop 15) basée sur la lutte contre la déforestation et la désertification en présence de plusieurs participants  venus d’une centaine de pays et une dizaine de chef d’Etat. Le président ivoirien, Alassane Ouattara dans son mot de bienvenu à ses pairs dont entre autres le président Mohamed Bazoum du Niger, Faure Gnassingbé du Togo, Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, Muhammadu Buhari du Nigéria,  s’est réjoui de voir son pays accueillir ce sommet dont le thème,  » Terres. Vie. Patrimoine : D’un monde précaire vers un avenir prospère », implique fortement l’Afrique. Les travaux sont prévus pour 10 jours et connaitrons la participation du Président Français   Emmanuel Macron, ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen par visioconférence.

A l’heure où l’ONU estime que 40% des terres sont dégradées dans le monde, cette 15e Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), aborde des questions tout aussi cruciales telles que la déforestation, l’appauvrissement des terres arables ou les pollutions des sols. Radio France Internationale (RFI) nous informe dans sa dernière publication sur la Cop 15, que le rythme de perte de terre s’accentue à tel point où, chaque année, 12 millions d’hectares  de terres  sont perdus, soit une superficie équivalente à celle du Bénin ou de la Belgique.

Le chef d’Etat ivoirien Allassane Ouattara, dans son mot de bienvenu a présenté la situation très peu reluisante de l’état des terres : «  « Notre sommet se tient dans un contexte d’urgence climatique qui impacte durement nos politiques de gestion des terres et exacerbe le phénomène de sécheresse.  La dégradation des sols affecte 52% des terres agricoles et menace 2,6 milliards de personnes. 12 millions d’hectares de terres arables sont perdus. » a-t-il  martelé.

Des mesures urgentes pour contenir les risques humanitaires

L’objectif crucial que vise l’institution onusienne, CNULCD, dans le cadre de cette COP 15 est bien défini.  » La Conférence portera une attention particulière à la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030, la pérennité de l’utilisation des terres face aux impacts du changement climatique et la lutte contre l’augmentation des risques de catastrophe tels que les sécheresses, les tempêtes de sable et de poussière et les incendies de forêt  »

Il est attendu des différents participants leur avis constructifs sur la question de la Grande Muraille verte, projet pharaonique qui vise à restaurer cent millions d’hectares de terres arides en Afrique d’ici 2030 sur une bande de 8.000 km allant du Sénégal à Djibouti.

Les chefs d’Etat ivoirien et  nigérien  ont dans leur discours, émis chacun la situation accablante de la détérioration des écosystèmes dans leur pays respectif et ont profité pour présenter leur souhaits vis-à-vis des partenaires et chefs d’entreprises privées. Ainsi  pour contrer ce phénomène de désertification et restaurer 3 millions d’hectares de forêts d’ici 2030, Alassane Ouattara souhaite notamment miser sur l’agroforesterie et impliquer le secteur privé. Selon l’information relayée par RFI, le président ivoirien, aurait besoin d’une contribution du secteur privé à hauteur de 1,5 milliard de dollars soit environ 840 milliard FCFA pour permettre à la Cote d’Ivoire de restaurer ses terres dégradées et renforcer durablement la productivité agricole

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