L’AIMF, UN EFFET LEVIER POUR LES COOPERATIONS DECENTRALISEES

TRIBUNE DE M. Willy DEMEYER, Bourgmestre de Liège, Vice-Président / Trésorier de l’AIMF

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Grâce à sa capacité à mobiliser des partenaires extérieurs, notre association joue un réel effet levier pour la coopération décentralisée. S’adosser à l’AIMF permet aujourd’hui aux villes de multiplier par 3 le budget initial de leurs projets de solidarité. Et donc d’avoir ensemble un impact beaucoup plus important pour l’amélioration des conditions de vie des populations. 

  • L’évolution du montage des projets financés par l’AIMF depuis les années 2000

Au début des années 2000, les projets urbains financés par l’AIMF étaient pour l’essentiel des projets bilatéraux AIMF-collectivité. Il s’agissait alors de projets de quartiers : construction d’un marché, d’une école, d’un centre multimédia…
Une situation qui a évolué en même temps que l’AIMF renforçait sa capacité à mobiliser des financements extérieurs auprès des organisations multilatérales et des fondations.

Les projets soutenus par l’AIMF sont aujourd’hui pluriannuels et multi-partenariaux. Ils sont très souvent la continuité de coopérations décentralisées existantes entre deux villes membres. L’AIMF jouant ainsi un rôle important pour dynamiser et soutenir des partenariats qui ne peuvent s’amplifier que grâce à la disponibilité de financements extérieurs.

  • Le soutien aux coopérations décentralisées des villes

Les coopérations avec les villes françaises occupent, au sein du réseau, une part importante qui s’explique notamment par l’ancienneté de la politique française de coopération infra-nationale et par la mobilisation d’outils financiers nationaux en soutien à la coopération décentralisée, notamment dans le domaine des services essentiels (dispositifs 1% eau et assainissement, déchets).

Un nombre de projets important a ainsi été mené avec Paris, Bordeaux, Marseille, Issy les Moulineaux, Chinon, Saint-Etienne, la Ville et la Métropole de Nice, Toulouse métropole, Nantes métropole, le Grand-Lyon, le département des Hauts de Seine, le département des Yvelines. Ils concernent pour la manjorité d’entre eux des solutions apportées à l’alimentation en eau, à l’assainissement liquide et au traitement des déchets. Les autres projets développent des activités dans les domaines de l’aménagement urbain, du développement économique et de la santé.
Ces coopérations ont été menées au bénéfice des populations des villes du Cambodge, du Laos, du Vietnam, du Cap Vert, du Sénégal, du Burundi, du Mali, de Madagascar, du Togo, de Mauritanie, du Bénin, du Cameroun, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Maroc. C’est-à-dire dans l’ensemble de notre réseau.

En dehors de la coopération décentralisée française, certes majoritaire, notons que la coopération de Montréal avec Haïti d’une part et Dakar de l’autre a aussi été appuyée. De même que celles de Nouakchott avec Lausanne, de Tintigny (Belgique) avec Djidja (Bénin), de Lubumbashi avec Liège, de Namur avec Tunis.

  • Avec l’AIMF, un investissement démultiplié par 3 pour la coopération décentralisée

Pour mettre en œuvre ces projets et programmes portés par les villes dans le cadre de leurs coopérations décentralisées, l’AIMF a investi en fonds propres près de 7 millions d’euros sur la période 2014-2020. En plus de cet apport, l’association a mobilisé près de 16 millions auprès des partenaires extérieurs du secteur public et privé (fondations, des agences de coopération, Union européenne, syndicats, agences de l’eau).
Au total, ce sont donc 23 M€ qui ont pu être fléchés vers les projets de coopération décentralisée portés par les membres de l’AIMF. A travers la capacité de mobilisation de partenaires développée par notre secrétariat permanent, nous avons donc multiplié par 3 notre investissement pour ces projets. On voit ici toute l’importance de l’effet de levier que fait jouer l’AIMF.

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