Synthèse des recommandations du 9ème Sommet Africités 2022

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Africités – 9 / LE RÔLE DES VILLES INTERMEDIAIRES AFRICAINES DANS LA MISE EN ŒUVRE DE L’AGENDA 2030 DES NATIONS UNIES ET L’AGENDA 2063 DE L’UNION AFRICAINE

Synthèse des recommandations

À l’endroit des Ministres et différents représentants des Gouvernements nationaux, des Maires et Représentants des collectivités territoriales, des Partenaires techniques et financiers, représentant différentes agences de coopérations et différents organismes internationaux, nous avons élaboré sur la base des échanges et des rapports des différentes sessions du Sommet les recommandations suivantes :

  1. Faire des villes intermédiaires des pôles structurants du développement durable de l’Afrique
  • Recommandations à l’endroit des Maires :
  • Renforcer le dialogue politique entre les différentes sphères de gouvernement pour une meilleure répartition des ressources publiques
  • Mettre en place un mécanisme de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de développement durable et de mobilisation des ressources à l’échelle locale
  • Soutenir la formation du personnel communal sur la gouvernance locale et son opportunité en tant que véhicule pour atteindre les objectifs de développement
  • Privilégier la planification urbaine à long terme ; les objectifs sont ceux de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
  • Rénover l’infrastructure existante avant de construire de nouveaux projets. Sinon, cela se traduit par une perte de légitimité de la part des bailleurs de fonds, des entreprises et de la population qui sait que les nouvelles infrastructures échoueront également dans quelques années.
  • Développer la coopération triangulaire, Sud-Sud et de ville à ville dans le domaine de la sécurité urbaine.
  • Assurer la bonne mise en œuvre des mesures de sécurité routière pour réduire les risques
  • Renforcer le travail avec la société civile.
  • Soutenir les programmes de prévention de la violence et de la criminalité menés au niveau local par l’éducation, la formation, la culture et les activités sociales, ainsi que la création de moyens de subsistance et la construction de logements destinés aux jeunes
  • Considérer plus fortement le rôle et l’importance des villes intermédiaires dans le développement des programmes de santé à l’échelle locale
  • Adopter la culture comme quatrième pilier du développement durable.
  • Recommandations à l’endroit des Ministres/ des Communautés Economiques régionales, et de l’Union Africaine :
  • Mener une politique de décentralisation et de déconcentration pour permettre aux collectivités territoriales et aux citoyens un accès facilité aux services publics essentiels (santé, éducation, assainissement, traitement des déchets…) et aux politiques publiques de l’Etat.
  • Renforcer le dialogue politique entre les différentes sphères de gouvernement pour une meilleure répartition des ressources publiques
  • Renforcer et développer les connexions entre les villes intermédiaires et avec les capitales via des réseaux routiers sécurisés, des infrastructures ferroviaires et des liaisons aériennes selon le contexte local.
  • Assurer la mise en place de réseaux connectés (Internet, téléphone…)
  • Soutenir le développement économique endogène des villes intermédiaires en créant des pôles de compétitivité autour du tourisme, du commerce, de l’industrie, et de la transformation des produits de l’agriculture…,  suivant un plan de programmation national concerté avec les élus locaux et régionaux.
  • Exprimer un engagement politique fort en faveur des collectivités territoriales pour la mise en œuvre des ODD à l’échelle locale
    • d’une part en apportant un appui technique et financier aux collectivités territoriales dans l’élaboration de leur plan local de développement durable arrimé sur l’atteinte des cibles nationales prioritaires des ODD et adaptés à leur contexte social et territorial,
    • et d’autre part, en renforçant les capacités des collectivités territoriales et de leurs collaborateurs dans l’élaboration de plans de développement durables inclusifs par la mise en place et le financement de formations ciblées, développées en partenariat avec les associations faîtières nationales
  • Favoriser la planification urbaine pour attirer les retours sur investissement à court terme par la mise en place d’incubateurs urbains afin que les collectivités puissent s’approprier l’espace dédié aux grands projets d’infrastructures en cours de réalisation.
  • Prioriser la création d’emplois afin d’éviter l’exode rural et le déplacement des populations des villes intermédiaires vers les grandes villes.
  • S’appuyer sur les leçons du Covid-19 pour favoriser la création de différents pôles économiques à l’intérieur du pays pour favoriser une plus grande décentralisation au profit des villes intermédiaires.
  • Donner aux villes intermédiaires des ressources et des moyens par le biais de dotations, de financements dans le cadre des plans de relance, d’un accès facilité aux financements verts et aux financements de la coopération internationale, ou de ressources propres, notamment via les impôts fonciers, et leur ouvrir le marché des financements privés
  • Considérer plus fortement le rôle central et l’importance des villes intermédiaires dans le développement des programmes nationaux de santé
  • Utiliser les ressources culturelles historiques en s’inspirant notamment du Manifeste cultural panafricain de 1969
  • Impliquer tous les acteurs concernés par la culture dans les plans nationaux pour atteindre les Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.
  • Inclure un chapitre sur la culture dans les Examens nationaux volontaires (pour le Forum politique de haut niveau – FPHN) qui doivent être rédigés en 2023
  • Adopter la culture en tant que quatrième pilier du développement durable
  • Mettre à profit les avantages des innovations numériques pour mieux exploiter le potentiel culturel des populations,
  • Rapprocher le domaine culturel et le secteur public en améliorant l’agenda politique culturel et en fondant ses politiques notamment sur le concept de « culture circulaire »
  • Encourager les États à adopter et renforcer leur politique en matière de sécurité urbaine et de prévention de la criminalité aux niveaux local et national, y compris dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes
  • Etablir des partenariats avec des établissements d’enseignement pour mettre en place des programmes scolaires de haut niveau sur la gestion urbaine afin de former les futurs professionnels aux approches de planification pertinentes aux villes africaines.
  • Créer un programme d’échange à l’échelle du Continent Africain, un Erasmus Africain ouvert aux jeunes engagés dans les mouvements de jeunesse, étudiants ou jeunes professionnels, ou jeunes élus locaux, tel que cela est inscrit dans l’Agenda 2063
  • Encourager la coopération transfrontalière entre les villes intermédiaires par la création d’un programme spécifique doté de financements dédiés et coordonné par l’Union Africaine.

 

  • Recommandations à l’endroit des partenaires
  • Les partenaires de développement doivent investir dans des programmes qui amélioreront la connectivité et la collaboration entre les systèmes régionaux de villes, les clusters et les corridors de développement. Cela contribuera à augmenter le flux et la valeur des échanges de biens et de services et des investissements pour les villes intermédiaires.
  • Soutenir de forts investissements dans l’agriculture et la sécurité alimentaire, du fait que ces secteurs semblent être des facteurs clés quant à la pérennité des villes intermédiaires, et donc de leur capacité à être motrices de l’économie nationale et régionale.
  • Favoriser l’investissement dans la connectivité (transfrontalière, digitale, réseau internet et mobile)
  • Renforcer l’appui aux collectivités locales dans le champ du financement de leurs projets.
  • Soutenir les villes intermédiaires dans le développement de programmes de santé
  • Adopter la culture en tant que quatrième pilier du développement durable
  • Encourager le système de financement public-privés pour les activités culturelles
  • Soutenir la création de plateformes africaines pour les industries culturelles et soutenir la diffusion de la culture africaine à l’échelle du continent et dans le monde en s’appuyant notamment sur les réseaux des diasporas.

 

  • Recommandations à l’endroit de CGLU Afrique et de ses membres
  • Mettre en place un programme d’appui pour les collectivités territoriales et leur associations nationales dans l’élaboration de leur rapport VLR/VSR et de la mobilisation des citoyens autour des enjeux du développement durable.
  • Encourager et favoriser les coopérations décentralisées.
  • CGLU Afrique devra travailler avec les collectivités territoriales africaines pour introduire un modèle de gouvernance collaborative afin d’encourager les villes intermédiaires à mieux utiliser les ressources publiques limitées, à réduire les coûts de transaction des entreprises et à surmonter les problèmes d’économies d’échelle grâce au développement de clusters et de réseaux
  • Renforcer la dynamique régionale sur le continent en opérationnalisant le Forum des Régions Africaines.
  • Les institutions chargées de l’élaboration des politiques publiques doivent s’assurer que les dialogues politiques créent un environnement propice à la coproduction, à la copropriété et au codéveloppement de solutions alternatives avec la participation inclusive et efficace des groupes de base
  • Assurer le plaidoyer pour la mise en place d’un programme d’échange à l’échelle du Continent Africain, un Erasmus Africain ouvert aux jeunes engagés dans les mouvements de jeunesse, étudiants ou jeunes professionnels ou jeunes élus locaux.

 

  1. Positionnement des acteurs, pour des villes intermédiaires plus inclusives et sûres:

Depuis le Sommet des Africités de Nairobi en 2006, les acteurs se réunissent en coalitions constituées pour travailler sur des enjeux communs et adresser des recommandations aux acteurs concernés. Ces questions ont été évoquées dans les journées Femmes, jeunes, planification urbaine, digitale, diaspora, culture ainsi que dans les sessions ouvertes organisées à l’initiative des membres de CGLU Afrique, d’ONU-Habitat et d’ICLEI.

  • Recommandations aux Maires
  • Création de foyers pour les femmes victimes de violence et mise en place d’un suivi psychologique
  • Promouvoir le droit des femmes à l’accès au foncier
  • Renforcer l’implication des organisations de la société civile, les groupements de femmes et de jeunes dans la conception de projets, plans et programmes de développement à l’échelle locale
  • Établir des comités pour suivre et évaluer la situation de tous les enfants des rues vulnérables et créer des bases de données au niveau local pour suivre leur situation dans le temps.
  • Accroître les liens Etat-Municipalités et le soutien financier de l’Etat et des ministères pour que la protection de l’enfance devienne une politique locale – et donc financée – de toutes les communes.
  • Identifier tous les acteurs (associations, bénévoles) et les impliquer dans tous les projets mis en œuvre sur les enfants des rues
  • Créer un conseil local pour l’autonomisation des jeunes qui rassemblerait des représentants des organisations de jeunesse. Le rôle de ce conseil serait d’identifier les opportunités pour les jeunes générations en matière d’éducation, d’emploi et d’investissement, et de conseiller la municipalité sur les politiques dédiées à la jeunesse afin de prévenir la désocialisation des jeunes et d’agir ainsi pour la prévention de la délinquance
  • Nous appelons les Maires à reconnaitre le rôle des femmes dans la construction d’une Afrique plus forte et plus inclusive, à soutenir la démarche du REFELA et en particulier à signer la Charte Africaine pour l’égalité de genre, à mettre en place des programmes de soutien pour l’émancipation des femmes en matière économique et sociale et à développer des programmes dédiés à l’éducation des jeunes filles
  • Soutenir les communautés à participer à des mouvements de mobilisation et de solidarité contre l’éviction fréquente de communautés partout en Afrique, contre l’accaparement des terres par l’État et le secteur privé et contre l’absence de droits de propriété formels pour beaucoup d’habitants
  • Aller vers un enregistrement gratuit à l’état-civil et faire de l’enregistrement civil une priorité de toutes les municipalités, le numériser et le sécuriser.
  • Recommandations à l’endroit des Ministres/ Communautés économiques régionales et de l’Union Africaine :
  • Nous appelons les ministres à reconnaitre le rôle des femmes dans la construction d’une Afrique plus forte et plus inclusive, à soutenir la démarche du REFELA et en particulier la Charte Africaine pour l’égalité, à mettre en place des programmes de soutien pour l’émancipation des femmes en matière économique et sociale et à développer des programmes dédiés à l’éducation des jeunes filles.
  • Créer un conseil national pour l’autonomisation des jeunes qui rassemblerait des représentants des organisations de jeunesse. Le rôle de ce conseil serait d’identifier les opportunités pour les jeunes générations.
  • Aller vers un enregistrement gratuit à l’état-civil et faire de l’enregistrement civil une priorité de toutes les municipalités, le numériser et le sécuriser.
  • Nous proposons la création d’un organe consultatif des autorités traditionnelles auprès de l’Union africaine.

 

  • Recommandations à l’endroit des partenaires
  • Faciliter la formation des jeunes Africains au digital, dans les écoles et les universités.
  • Recommandations à l’endroit de CGLU Afrique et de ses membres
  • Encourager la digitalisation à travers la mise en place de plateformes permettant aux femmes victimes de violences de recenser leurs agresseurs
  • Articuler les politiques nationales sur les enfants des rues pour produire des stratégies continentales.
  • Soutenir l’opérationnalisation du réseau des villes africaines du digital (African Smart Cities Forum).
  1. Le Climat, enjeu mondial aux conséquences d’abord africaines : Bien qu’étant le continent contribuant le moins au réchauffement climatique, l’Afrique est déjà celui qui en subit le plus les effets. Pourtant en dépit de cette injustice, nous invitons les gouvernements à s’engager dans une politique modèle en termes de résilience climatique en s’appuyant sur les collectivités territoriales et en mobilisant l’ensemble des acteurs de la société civile et économique afin de faire de l’Afrique le continent de la résilience climatique.

 

  • Recommandations aux Maires
  • Rappelant que l’adaptation au changement climatique reste en grande partie un défi territorial, nous recommandons aux gouvernements locaux d’avoir un rôle central à jouer dans la préparation des territoires aux conséquences du changement climatique et dans l’exploitation du potentiel encore sous-exploité des acteurs infranationaux en renforçant leur rôle dans le processus de négociation sur le climat.
  • Nous appelons les Maires à élaborer et mettre en œuvre avec le soutien financier de l’État, via les fonds verts dédiés, des plans locaux pour la résilience climatique en concertation avec la société civile et les acteurs économiques locaux,
  • Soutenir les populations confrontées aux risques climatiques,
  • Créer les conditions d’un développement sobre en carbone porteur d’amélioration de la qualité de la vie des populations,
  • Soutenir la production d’énergie renouvelable accessible à moindre coût pour les habitants et les entreprises locales,
  • Développer les transports en commun et favoriser les déplacements non motorisés (chemins pour les piétons et autres modes de déplacement doux).
  • Signataire de la Convention de Maires pour le Climat en Afrique.

 

  • Recommandations à l’endroit des Ministres/ Communautés Economiques régionales et de l’Union Africaine :

Les villes intermédiaires, moteurs de l’agenda pour le développement durable :

  • Rappelant qu’au-delà des engagements pris par les États, que ce soit dans leurs contributions déterminées au niveau national (CDN), leurs stratégies à long terme (SLD) ou leurs plans nationaux d’adaptation (PAN), tout le monde s’accorde à dire que la solution ne peut être trouvée sans la participation des territoires et des gouvernements locaux à l’élaboration et à la mise en œuvre de stratégies et de programmes d’action pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou à la mise en œuvre de mesures d’adaptation et de réponses visant à accroître la capacité de résilience des territoires, nous recommandons l’officialisation des contributions déterminées localement (PMA) pour élargir et compléter les contributions déterminées au niveau national (CDN)
  • Nous invitons les ministres à exprimer un engagement politique fort en faveur des collectivités territoriales pour la mise en œuvre des ODD et le respect des objectifs fixés par les accords de Paris sur le Climat
    • d’une part en apportant un appui technique et financier aux collectivités territoriales dans l’élaboration de leur plan local de développement durable et de résilience climatique arrimé sur l’atteinte des cibles nationales prioritaires des ODD et adaptés à leur contexte social et territorial
    • et d’autre part, en renforçant les capacités des collectivités territoriales et de leurs collaborateurs dans l’élaboration de plans de développement durables inclusifs par la mise en place et le financement de formations ciblées, développées en partenariat avec les associations faîtières nationales.
  • Nous appelons à l’adoption de plans nationaux de résilience climatique concertés entre tous les acteurs et notamment les collectivités territoriales, qui répondent aux enjeux liés à l’adaptation au changement climatique et au développement économique durable et sobre en carbone.
  • Nous souhaitons le renforcement des réseaux de production d’énergie renouvelable pour garantir à tous les territoires un accès à l’énergie électrique indispensable à leur développement.
  • Nous appelons les gouvernements à soutenir les villes engagées dans des plans d’adaptation et de lutte contre le changement climatique en mobilisant les fonds verts dédiés mis en place par la communauté internationale.
  • Nous recommandons de formaliser un dialogue structuré entre les gouvernements nationaux et locaux pour la mise en œuvre des CDN au niveau local sur le continent et le soutien politique des institutions continentales et internationales telles que caHOSCC qui, dans sa décision de février 2019, encourage les partenariats avec les acteurs locaux et en particulier l’action de CGLU Afrique. Dans ce contexte pour maintenir à long terme, nous soulignons l’importance de mettre en place dans chacune des associations nationales africaines des maires la nomination d’un point focal sur le climat conçu.
  • Recommandations à l’endroit des partenaires
  • Considérant que la COP27 sera la COP de l’adaptation et de la résilience, nous recommandons la COP27 pour renforcer le rôle des villes et des territoires en plaçant les gouvernements locaux au cœur du système de mise en œuvre de l’Accord de Paris tout en leur donnant les moyens opérationnels et financiers d’agir
  • Nous appelons les instances européennes et internationales
    • à reconnaitre CGLU Afrique en tant que porte-parole des territoires africains dans tous les domaines et notamment sur le climat, à soutenir l’action de CGLU Afrique en la matière, et notamment son rôle au sein de la Convention des Maires, et à reconnaitre l’Afrique dans son entièreté en soutenant la mise en place d’une Convention des Maires Africains pour le Climat unifiée.
    • A soutenir l’ensemble des villes signataires de la convention, pour l’élaboration de leur plans climat comme pour leur mise en œuvre.
    • A développer et renforcer les aides propres à l’adaptation et à la résilience pour les territoires les plus touchés par les risques climatiques.
  • Nous recommandons un équilibre au sein du financement de l’adaptation et de l’atténuation et des gouvernements locaux pour avoir un rôle central à jouer et être à l’avant-garde de l’accès au financement climatique et à la mise en œuvre avec un accès direct au Fonds vert pour le climat et au Fonds d’adaptation.
  • Nous recommandons de renforcer les partenariats de coopération décentralisés Sud-Sud et Nord-Sud-Sud autour de l’agenda des CDN et des PMA et de mobiliser les associations nationales de maires africains face aux défis de la « course à zéro » pour l’atténuation et de la « course à la résilience » pour l’adaptation et la résilience.
  • Recommandations à l’endroit de CGLU Afrique et de ses membres :
  • Nous invitons CGLU Afrique à poursuivre son action de plaidoyer sur les enjeux climatiques liés au développement des territoires africains, à porter la voix les collectivités territoriales africaines dans les réseaux et conférences internationales, notamment en assurant le portage politique de la convention des maires pour le climat et l’énergie en Afrique et l’animation de sa Taskforce Climat.

(de CGLU Afrique ou bien de la Convention des Maires ? )

  1. Forum du Commerce et de l’Investissement

4.1          Recommandations à l’endroit des Maires

  • Assurer la valorisation des plus-values foncières réalisées suite aux travaux d’investissement pour pouvoir compléter les autres sources de revenus et assurer un financement durable des villes intermédiaires
  • Améliorer la gestion financière locale par une présentation des comptes financiers annuels clairs et fidèles en vue de renforcer la confiance vis à vis des investisseurs et des bailleurs de fonds publics et privés.

4.2          Recommandations à l’endroit des Ministres

  • Reformer les marchés de capitaux nationaux pour encourager l´émission par les collectivités territoriales d’obligations et d’autres instruments financiers innovants tels que les instruments financiers à usage spécial
  • Mettre en place des transferts fiscaux intergouvernementaux prévisibles et incitatifs particulièrement pour la mobilisation des ressources fiscales propres des collectivités territoriales.

4.3          Recommandations à l’endroit des partenaires au développement

  • Appuyer l’émergence d’instruments de financement innovants et adaptés, tels que l’Agence Territoriale Afrique, pour amorcer l’accès des collectivités territoriales aux marchés financiers.
  • Mettre en place un fonds de garantie pour les villes africaines, pour permettre de décupler la capacité des collectivités territoriales à mobiliser des financements, particulièrement auprès des marchés financiers.

4.4          Recommandations à l’endroit de CGLU Afrique

  • Finaliser la mise en place de l’Agence Territoriale Afrique en réalisant toutes les études préalables nécessaires, particulièrement l’étude des risques, dans un délai de trois ans au maximum.
  • Sensibilisation des collectivités territoriale africaines à l’Agence Territoriale Afrique ainsi que la souscription des 100 collectivités territoriales futures membres de la société coopérative.

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