Implication de l’éducation environnementale dans l’éducation familiale : Terre à Terre Bénin donne la parole à nos mères

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 L’honneur étant voué à nos mères  ce mois de mai, Terre à Terre Bénin à travers la cinquième session du rendez-vous café environnement du mois de mai n’a  pas oublié d’ouvrir une brèche sur les impacts du rôle des mères dans l’éducation environnementale.  C’était l’occasion pour deux braves dames, ce jeudi 26 Mai  à American Corner de l’UAC, d’apporter leur pierre à l’édifice en partageant avec les ambassadeurs dudit événement leur implication dans la protection de l’environnement en tant que femme et mère. Mme Reece-Hermine ADANWENON, Directrice de Communication chez Enabel et Mme Edwige KLUTSE, Animatrice Télé-Radio-Live ont été les dignes invitées de la modératrice des échanges, Mme Inès KUASSI NANGA, experte en communication environnementale.

Par Adélaïde HOUNYE.

La modernisation à outrance, le défaut de sensibilisation à l’environnement chez les enfants, demeurent fondamentalement de nos jours, des préoccupations majeures. Nous sommes à une époque où le taux de pollution environnementale et d’ignorance environnementale augmentent de plus en plus. L’éducation environnementale est un processus d’orientation des comportements vers la préservation de l’environnement (conférence mondiale de stockholm 1972).  Pour elle, la négligence des familles en ce qui concerne les bonnes habitudes environnementales n’est plus d’actualité et les constats se font observer. On peut citer entre autres, la disparition lente du lien entre la nature et la vie des enfants ; l’élimination des espaces verts et l’environnement vert due à la croissance urbaine ; le surpoids, les maladies plus fréquentes, une vision réduite chez les enfants ; la pollution, la sécheresse, feux de forêt ; la non prise en compte des valeurs culturelles à travers le recyclage etc….

L’éducation familiale prisée  pour la protection de l’environnement

 

Une prise de conscience et une culture environnementale des enfants sont donc sollicitées  pour combler les écarts constatés au niveau environnemental. La protection de l’environnement passe par l’éducation familiale en particulier nos mères qui doivent inculquer à leurs progénitures les bonnes valeurs et les bonnes pratiques pour la préservation de l’environnement. Malgré́ une augmentation de la participation des pères aux soins et à l’éducation des enfants dans les familles, la mère en détient encore la responsabilité́ principale. L’utérus de la femme est d’ailleurs le premier environnement dans lequel l’être humain grandit et apprend les bonnes habitudes, de par l’alimentation de celle-ci. Grand est donc leur rôle dans ce processus de protection. Trois facteurs orientés dans les comportements humains qu’on doit avoir pour régler ce problème de l’environnement : il s’agit de notre contexte social, le comportement humain et enfin la capacité de l’enfant à assimiler ce qu’on lui donne comme conseil. Il est donc important que l’éducation se fasse par la conversation et en utilisant l’expérience familiale dans le domaine de la protection de l’environnement.

 

Quelques astuces à adopter en famille

 

En famille, pour véritablement contribuer à inculquer aux enfants les notions basiques de protection de l’environnement voici quelques astuces proposé par la chargée de communication de Enabel  lors de sa présentation : acheter moins de jouets ; avant tout achat, se demander : « est-ce que notre famille en a vraiment besoin? cuisiner en famille ; faire des dessins et des bricolages avec du matériel recyclé ; réduire le gaspillage alimentaire ; montrer à votre enfant comment identifier tout ce qui peut être recyclé ; utiliser des couches lavables ; consommer des fruits et légumes locaux de saison ; réservez de l’espace pour un petit jardin etc.

 

Les fondamentaux pour l’éducation environnementale

Afin de combler les écarts constatés au niveau environnemental, Mme Reece-Hermine ADANWENON a partagé avec tous les participants quelques idées pour aider les mères dans l’éducation environnementale de leurs enfants. Ainsi elle a fait comprendre que la mère doit aider l’enfant à construire un sens des responsabilités envers l’environnement et la société. Le meilleur moyen est le contact direct avec la nature et la société. Si l’enfant n’a pas la possibilité́ de creuser dans le sol, de découvrir les araignées, les insectes, les oiseaux et les plantes, il sera moins susceptible à l’âge adulte, d’explorer, de respecter et de protéger la nature.

Ils sont au nombre de six (06) : il s’agit de la sensibilisation de la population aux problèmes environnementaux et aux conséquences sur la qualité de vie ; le partage de connaissance pour une compréhension de base de l’environnement en tant que système ; les attitudes à travers un ensemble de valeurs sociales et un profond intérêt qui pousse à participer activement à sa protection et à son amélioration ; des compétences pour résoudre les problèmes environnementaux, la capacité d’évaluation pour évaluer les mesures et les programmes d’EE en fonction de facteurs écologiques, politiques, économiques, etc…  et enfin la participation et une prise de conscience de l’urgente nécessité de prêter attention aux problèmes environnementaux et de s’impliquer dans leurs solutions.

Intervention de Mme Edwige KLUTSE

Son développement s’est accentué sur l’éducation en famille qui consiste à participer activement aux travaux ménagers. Les mères sont d’abord l’institutrice unique de leurs enfants, elle reste toujours la confidente, la conseillère de son enfant, la gardienne de ses principes de moralité et de conduite.

Le pouvoir de la pensée

Comme de coutume pour atteindre les objectifs tant visés par les organisateurs de ce rendez-vous, la redynamisation de la pensé s’avère indispensable. Ainsi, Les experts de l’ONG IUF ayant pris l’habitude de se prêter à cet exercice à chaque rendez-vous de Café environnement ont développé cette fois ci  ‘‘l’influence de la pensé négative’’, ‘‘les pensées qui disparaissent et celles qui survivent’’. Pour eux, le processus de croissance de la pensée peut se comparer au processus de nidation de la tortue qui peut pondre jusqu’à 200 œufs. Mais parmi tous ces œufs seuls quelques enfants tortues arrivent à rester en vie. Partant de cet exemple, l’expert en changement de mentalité à fait comprendre que l’être humain peut avoir plus de 6000 pensées par jour mais juste quelques-unes arrivent à survivre qu’elles soient négatives ou positives. La pensée détermine la vie et lorsqu’on développe longtemps une pensée, elle survit parce qu’on a nourri longtemps cette pensée. A titre illustratif c’est le cas de deux célèbres hommes, Andréas Lubitz et Thomas Edison dont le premier a subit le crash d’un avion et le second traité de taré, est devenu plus tard un célèbre inventeur. Concernant le crash volontaire du vol Germanwing 9525 du 24 Mars 2015 dont l’auteur est Andréas Lubitz, il rêvait depuis son enfance de devenir pilote afin que le jour de sa mort il puisse partir avec un certain nombre de personne. Ce rêve bien qu’il soit négatif s’est réalisé. Thomas Edison grâce à la foi et l’influence de la pensée de sa mère est devenu un génie très célèbre. Le développement a été clôturé par la sensibilisation des participants à développer chaque jour des pensées positives.

12 distinctions parmi les meilleurs ambassadeurs

Les dix meilleurs ambassadeurs ayant innové pour la restitution du thème de la quatrième session de Café Environnement, ont reçu plusieurs distinctions dont le prix café, prix du génie, prix meilleur impact, prix leadership féminin, prix meilleur espoir, prix engagement, prix meilleure implication, prix meilleure mobilisation, prix coup de cœur, prix meilleur stratégie, prix bronze et enfin le prix argent.

 

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