Fin de calvaire pour des milliers de foyers privés d’eau potable depuis des années

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Bénin – La fin du calvaire pour des milliers de foyers privés d’eau potable depuis des années

 

Reportage dans les rues d’Akpakpa (Cotonou) et dans les collines (Centre du Bénin), là où l’eau a changé la vie des populations, jadis soumises à une pénurie d’eau et aujourd’hui, savoure avec reconnaissance ce liquide incolore qui coule à flot grâce aux efforts du Gouvernement du Président Patrice TALON.

Par Enock Ogouchoro

 

Des années de pénurie… et enfin le retour de l’eau

Pendant des mois, voire des années, la vie quotidienne dans plusieurs quartiers de Cotonou et des communes du département des Collines avait un point commun : la quête d’eau potable. Coupures interminables, faibles pressions, files d’attente devant des forages ou des puits… et parfois des kilomètres parcourus à pied pour remplir un bidon jaune.

À Akpakpa, certains foyers restaient plus d’un an sans qu’une seule goutte ne sorte du robinet. Dans les localités de Dassa-Zoumé ou Glazoué, des femmes se levaient à 2 heures du matin pour marcher jusqu’au marigot.

Aujourd’hui, cette époque semble appartenir au passé. Grâce à un programme ambitieux de mesures d’urgence et de projets structurants, l’eau coule à nouveau dans les robinets, avec une pression et une régularité inédite.

À Adjarra, un chantier qui change tout pour l’Est de Cotonou

Sur le site du forage FAC4, dans la commune d’Adjarra, les équipes finalisent les travaux : pavage, peinture, aménagements. Ce forage est l’un des quatre réalisés dans le cadre du projet gouvernemental de renforcement en eau potable pour les quartiers d’Akpakpa, d’Ablangandan et leurs environs. « Nous avons équipé le forage, installé les systèmes électriques et hydrauliques, et il est déjà en service », explique Gibert Chabi, de la mission de contrôle.

L’eau captée est acheminée via 22 km de conduites jusqu’à une station de traitement moderne à PK-18, capable de traiter 1 000 m³ par heure. Cette station comprend un réservoir surélevé de 100 m³, un réservoir semi-enterré de 1 000 m³, des tours de dégazage, une unité de traitement chimique et un laboratoire d’analyse.

Des vies transformées dans les quartiers

L’eau est source de vie, c’est la vie même, dit-on. Les populations impactées témoignent.

« Pendant plus d’un an, une goutte d’eau ne sortait pas du robinet. Aujourd’hui, l’eau est claire, permanente, et la pression est bonne. » — Désiré Achichoe, abonné SONEB

« On n’a plus besoin de suppresseurs. Même au deuxième étage, la pression est excellente. C’est un vrai confort. » — Alex, habitant du PK11

« Je craignais de ne pas pouvoir vivre ici à cause du manque d’eau. Mais en juillet, comme promis par le gouvernement, l’eau est revenue. Et sans suppresseur ! » — Mariette Attolou, de Sekandji

« Depuis un an et demi, on n’avait plus d’eau. Le 5 juillet, les agents de la SONEB sont venus nous demander d’ouvrir les robinets… c’était la délivrance.» — Bénoite Hinnagbo, PK11

 

Dans les Collines, c’est la fin des bidons jaunes

Longtemps, le département des Collines a été l’un des plus défavorisés en matière d’accès à l’eau potable. Le sol hydro-géologiquement difficile rendait les forages peu durables. La réponse du gouvernement a été d’opter pour des barrages et des systèmes de distribution de surface. « Pour éliminer le ver de Guinée, on avait creusé des forages. Dix ans plus tard, ils étaient tous hors d’usage. Aujourd’hui, grâce au barrage d’Ayédjoko et à celui de Lifo en construction, le problème est réglé pour des décennies. » — Oscar Djigbenoude, maire de Dassa-Zoumè

« Nous avons 18 systèmes d’alimentation en eau potable (SAEP) répartis sur tout le territoire, plus 5 adductions d’eau villageoise (AEV). Ce sont des solutions pérennes. » — Saliou Odoubou, préfet des Collines.

« Avant, on se levait à 2 heures du matin pour aller au marigot. Aujourd’hui, on ouvre le robinet dans la chambre. » — Saliou Moulikatou, femme politique à Dassa-Zoumè

« L’eau arrive avec une pression incroyable. C’est un confort qu’on n’imaginait pas ici. » — Jean Ota, opérateur économique. »

« Mes enfants peuvent aller à l’école sans être fatigués d’avoir puisé de l’eau au petit matin. C’est un changement énorme. » — Afi Adandé, habitante de Glazoué

Un droit humain garanti

Ce programme s’inscrit dans une vision globale portée par le président Patrice Talon : offrir à chaque Béninois un accès durable à l’eau potable. « À partir de la fin de l’année, lorsque nous tournerons à plein régime, nous pourrons définitivement tourner la page de la pénurie d’eau à Cotonou et dans plusieurs autres localités. » — Sylvain Migan, DG intérimaire de la SONEB.

Des chiffres qui parlent

  • 17 milliards FCFA investis, rien que pour la mesure d’urgence Akpakpa – Ablangandan.
  • 4 nouveaux forages et 22 km de conduites à Adjarra.
  • Capacité future : 8 000 m³ par heure d’eau potable distribuée à Cotonou.
  • 2 barrages dans les Collines : Ayédjoko (2 millions m³) et Lifo (12 millions m³).
  • 18 SAEP et 5 AEV déployés dans le département des Collines.

Et dans les foyers, on ne se contente plus de boire l’eau du robinet. On en profite pour tourner la page d’années de souffrance.

Source des propos et données : CANAL 3 BENIN

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