Communales et municipales de mai 2020 : Les risques d’une forte politisation du scrutin

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Les articles 41 et 132 du Code électoral instituent le parrainage des candidatures à la présidentielle par les députés et les maires à hauteur d’un minimum de 10% pour sa prise en compte. Nous avons 83 députés et 77 maires. Ce qui fait un total de 160 élus. Il faudrait à tout candidat à la présidentielle au moins 16 parrainages. Si les 83 députés sont tous acquis à la majorité présidentielle, le reste de la classe politique ne pourra donc se contenter que des 77 prochains maires. Ce qui fait des communales et municipales de mai prochain le premier tour de la présidentielle de 2021. Dans ce contexte, il est fort à parier que les différents partis politiques vont jeter toutes leurs forces dans cette bataille comme s’il s’agissait d’un scrutin politique. Or le seul fait de confier la gestion du contentieux à la Cour Suprême à travers la Chambre Administrative indique la nature moins politique de ces élections.

Retour à un scrutin inclusif, l’autre enjeu de politisation

Les communales et municipales de mai prochain s’annoncent comme des élections plus inclusives que les législatives passées. Du coup, toute la classe politique voudra y participer. On verra de vieux briscards de la politique béninois et une mainmise totale des apparatchiks. Une forte politisation est à craindre surtout en l’absence des indépendants qui auraient pu arbitrer ce scrutin qui a le mérite d’être convoqué à bonne date.

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